Château Les MAZES

grands vins du Languedoc

CEPAGES

Depuis notre arrivée, nous nous sommes engagés dans la restructuration du vignoble en replantant les vignes trop âgées et en changeant l'encépagement.

Le vignoble qui s’étend sur 41 Ha est réparti pour 17 Ha en Appellation d’Origine Protégée en cru La Méjanelle et pour 24Ha en Vin de Pays d’Oc.

Une très grande palette de cépages, en rouge : grenache, syrah, mourvèdre, carignan, merlot, cabernet-sauvignon, alicante et en blanc : viognier, sauvignon, chardonnay, grenache blanc, roussanne, vermentino.

Comme la palette d’un peintre, cette grande diversité de cépages permet de prendre un réel plaisir à la cave pour la vinification et un réel atout lors des assemblages.

 

CULTURES

Tout le vignoble est labouré et biné pour limiter le développement des mauvaises herbes. Un rang sur deux est laissé enherbé et tondu régulièrement. Cet enherbement permet d’une part de limiter le rendement des vignes en créant une légère concurrence. D’autre part cela permet de restructurer les sols en apportant de la matière organique et facilite l’absorption de l’eau par le sol. L’herbe permet de recréer une vie biologique autour des pieds de vigne, elle permet également de donner nourriture et cadre de vie au gibier. A ce propos, nous avons confié la chasse à une société respectueuse de l’environnement et du gibier : le but est de gérer un équilibre dans son développement et sa diversité.

Les maladies de la vigne, principalement oïdium et mildiou, sont uniquement traitées au cuivre (Bouillie bordelaise) et au soufre. Nous limitons au maximum les traitements grâce à une observation régulière du vignoble et à la modélisation des risques de maladies. Pour cela nous sommes aidés par une équipe de chez Natoli & Coe.

Grâce à tous ces efforts culturaux, nous voyons les colonies de coccinelles et d’abeilles se redévelopper.

La taille est faite de façon manuelle. Les bois de taille sont ensuite broyés afin de laisser la matière organique reconstituer les sols.

 

VINIFICATION : UNE JOURNÉE DE VENDANGE

3H50 : le réveil sonne. Bernard se lève. Les Mazes dorment encore, les étoiles brillent, la lune éclaire la cours.

Bernard va ouvrir la cave et laisse les gaz fermentaires s’échapper pour éviter un accident d’intoxication.

4H : la machine à vendanger démarre : aujourd’hui viognier au programme.

 Bernard rentre à la maison prendre un rapide petit déjeuner.

Dorothée se lève et va éclairer le conquêt de réception.

4h15 : Bernard retourne à la cave. Il prend la t° et la densité de chaque cuve déjà rentrée depuis quelques jours, afin de vérifier l’avancement des fermentations.

4H30 : Bernard prend le tracteur avec la remorque pour aller chercher la vendange.

4H40 : la première benne arrive.

Un salarié qui vient d’arriver, va prendre la suite de Bernard sur le tracteur.

Dorothée surveille le conquêt, Bernard va au pressoir.

Action : la vendange toute fraîche transite alors rapidement du conquêt vers le pressoir. L’oxydation des raisins et du jus est maîtrisée par du gaz carbonique.

5H : deuxième benne. Le pressoir est suffisamment plein, le premier cycle de pressurage va commencer.

Bernard et Dorothée surveillent les premiers jus qui en coulent, un nectar aux odeurs fraîches d’abricots et de fruits exotiques.

La machine à vendanger s’arrête une demi-heure pour éviter d’avoir du raisin qui s’oxyderait dans la benne.

5H30 : tout se passe pour le mieux. Le jus coule moins vite du pressoir, Dorothée laisse Bernard surveiller et va enfin prendre son petit déjeuner.

6H : le deuxième salarié arrive. Le pressoir  termine ses cycles ; nous allons pouvoir enlever les marcs secs.

D’ici peu, la vendange suivante ira remplir le pressoir pour un autre cycle.

9H30 : le soleil commence à chauffer cette belle journée de fin d’été. Le viognier est fini pour aujourd’hui, la chaleur oxyderait trop les jus.

De l’autre côté de la cave, à la maison, les enfants encore en vacances, ont fini leur petit déjeuner et commencent à établir un programme digne de vacances.

10H : le pressoir est définitivement vidé pour la journée. Marion va gentiment venir le nettoyer au Karcher. Il sera prêt pour la prochaine fois.

La machine à vendanger part sur une parcelle de merlot. Un ouvrier sur le tracteur, l’autre à la cave, le merlot ira directement dans la cuve 7.

Bernard, pendant ce temps, prend les échantillons de toutes les cuves, c’est jour de passage de Matthieu Lequeux, œnologue de Natoli & Coe. Pendant toute la durée de vinifications, trois fois par semaine, l’un des deux œnologues qui nous suivent passe au domaine pour déguster avec Bernard et Dorothée toutes les cuves en fermentation, quelques échantillons partiront au labo pour analyse.

11H : tous les trois décidons du travail et des orientations à donner sur ces cuves. Le sauvignon et Le grenache rosé fermentent tout doucement ; comme chaque année aux Mazes, c’est partis pour trois semaines de lente fermentation pour ces cuves aux finales florales. Le rosé, la cuve de Dorothée, tant attendu chaque printemps par tous nos clients, est déjà sublime en dégustation et en couleur. Sur les rouges : un petit remontage par jour, du fruit, des fermentations pas trop longues, quinze jours maximum.

17H : le personnel quitte le domaine après une journée encore bien pleine. Il reste de quoi s’occuper, le sol à nettoyer chaque soir, il ne restera pas une trace de vendange.

20H : fermeture du caveau.

Les enfants ont mangé, Bernard et Dorothée vont se débarbouiller sous la douche.

20H30 : c’est l’anniversaire d’une amie. Ca ne se louper pas, même en pleine vendange!

23H30 : Même si on voulait rentrer tôt, c’est toujours dur de quitter les copains. Mais la dernière cuve de Roussanne ? Pas de risque : on va voir une dernière fois à la cave avant de se coucher.